Burlington, Ville verte

Burlington (Vermont) est, depuis 2015, la première ville des Etats-Unis à être alimentée à 100% par des énergies renouvelables. 

C'est la concrétisation d'un projet dont les origines remontent aux années 1990 et qui a nécessité l'investissement de 11,3 milliards de dollars. 

Aujourd'hui l'entièreté de l'approvisionnement énergétique de Burlington émane de moyens de production alternatifs : la moitié des besoins énergétiques est alimenté par des générateurs hydrauliques installés le long du lac Champlain qui borde l'agglomération et 20 % de l'énergie globale de la ville émane des Eoliennes et panneaux solaires.

La ville a pris la décision de fermer une centrale thermique fonctionnant au charbon pour la remplacer par une unité de valorisation énergétique de la biomasse, permettant d'alimenter 30% de la demande énergétique. 

Les pouvoirs publics se sont également attelés à réduire de manière significative la consommation en énergie des habitants qui peuvent désormais la contrôler grâce à un outil accessible via Internet. On estime que l'ensemble de ces mesures permettraient de réaliser près d'1 million de dollars d'économies par an !

Burlington a atteint son objectif alors les Etats-unis sont encore classés parmi les 10 pays du monde à l'empreinte écologique la plus forte...



ANIMA : Bernard Tschumi en Italie

Le premier projet de l'architecte New Yorkais Bernard Tschumi en Italie verra le jour en 2016 et se nomme ANIMA (Art, Nature, Idées, Musique, Action). Lieu dédié à la créativité, ce centre culturel pluridisciplinaire s'installera dans la ville de Grottammare entre mer et collines. Financé par la ville et la fondation Cassa Di Rispermio, le projet constitue un véritable soutient au développement économique de la ville.

L'édifice s'étend sur un peu plus de 7000 m2 et prend la forme d'un grand parallélépipède aux lignes dynamiques. Bernard Tschumi a créé une peau informelle enveloppant le lieu et évoluant avec lui, afin que les visiteurs puissent admirer les nuances visuelles évoluant chaque jour selon la lumière du jour, la saison, le point de vue... Au-delà de la notion de métamorphose, l'architecte accorde également une grande importance à la simplicité volumétrique en admettant qu'en période de crise économique "se livrer à des géométries formelles faites de courbes volumétriques complexes ne semble pas une option responsable". 



L'impression 3D au service du design

L'impression 3D sucsite depuis plusieurs années l'intérêt des designers et des artistes qui y trouvent une puissance source de créativité de par la diversité et la complexité des formes réalisables. Elle permet aux artistes de donner une dimension physique à leurs créations digitales, plus libre qu'avec des outils de fabrication traditionnelle. Cette technologie séduit de plus en plus de créatifs, l'offre de machines s'élargissant régulièrement et leurs prix devenant de plus en plus abordables. Ces derniers mois on a pu découvrir quelques initiatives combinant art, design et impression 3D tels que les travaux du designer Assa Ashuach ou du duo d'artistes PussyKrew.

C'est avec la lampe OMi light qu'Assa Aschuach a fait un premier pas dans l'impression 3D. Celle-ci est prend la forme d'une structure flexible bio-inspirée capable de prendre différentes formes. Pour le designer, dont les oeuvres sont présentes dans de nombreux musées à travers le monde, l'intérêt de l'impression 3D réside dans le fait qu'elle permet à l'utilisateur de prendre part au processus de création, modelant l'objet selon ses envies. Cette technique présente également l'avantage de maîtriser chaque "bit" ou "pixel" dans la création des formes et donc, de pousser encore plus loin les limites de la conception.

PussyKrew, duo formé par Andrzej Wojtas et Ewelina Aleksandrowics, s'est intéressé au design d'objets lors de l'élaboration de la série Unidentified-Fabulous-Objects, composée de sculptures de bustes imprimés en 3D à partir d'une Ultimaker 2. Le duo se définit comme des artistes numériques et estiments que l'impression 3D représente, actuellement, le moyen le plus abodable et adéquat de réaliser ce que l'on veut.



Pomme Design

Le premier Apple Store de Turquie a ouvert ses portes il y a quelques mois au centre commercial de Zorlu à Istanbul. Née d'une collaboration entre la société d'ingénierie Eckersley O'Callaghan et les architectes Foster + Partners, la boutique revêt la forme d'un immense cube de 3m de haut sur 20m de côté. La structure est composée de deux étages souterrains surplombés par une surface émergente maintenue, sans fixation, à l'aide de panneaux de verre trempé qui offrent une impression de légèreté et de pureté. La réalisation, jouissant d'une excellente luminosité, a séduit les visiteurs, mais également, le jury des Structural Awards 2014, organisé par The Institution of Structural Engineers, qui lui a attribué deux hautes distinctions : le suprême award de l'excellence de l'ingénierie structurelle et le trophée de meilleure structure commerciale. Ces récompenses viennent conforter la volonté du fondateur de la société d'informatique, Steve Jobs, de faire d'Apple une marque design. 



Vingt-quatre heures d'architecture à Marseille 

La deuxième édition de Vingt-quatre heures d'architecture s'est tenue les 17 et 18 octobre 2014 à la Friche Belle de Mai à Marseille. L'événement, organisé par le Réseau des Maisons de l'Architecture, a attiré pas moins de 7000 visiteurs autour du thème "désirs de ville" à travers de multiples expositions, films, tables rondes et conférences. Des balades urbaines ont été organisées avec pour support une carte agencée autour de la ligne de bus 49, reliant la Belle de Mai à la Canebière en passant par le Mucem et le Vieux-Port. Ce plan guide a été réalisé par l'Agam et la MAV, partenaires de Vingt-quatre heures d'architecture (voir le plan guide http://bit.ly/1sfwUbH). 

Après Strasbourg en 2012 et Marseille en 2014, quelle sera la prochaine capitale régionale à accueillir la prochaine édition? Les paris sont lancés.



Fondation Vincent Van Gogh, la lumière comme dénominateur commun entre l’art et l’architecture. 

La Fondation Vincent Van Gogh s’est installée dans les anciens locaux de la Banque de France à Arles, ville où le peintre avait opéré sa révolution vers la lumière et la couleur. Le lieu, formé d’une combinaison de bâtiments historiques datant du XVe siècle est classé « Patrimoine Mondial de l’Humanité » par l’UNESCO. Le tout a été réhabilité par l’agence d’architectes avignonnaise Fluor (Guillaume Avenard et Hervé Schneider) qui s’est inspiré de Vincent Van Gogh en disposant plusieurs puits de lumière et une « boîte de verre » au-dessus du hall d’accueil, surplombée d’une œuvre en verres de couleurs de l’artiste Raphaël Hefti rappelant l’effet d’un kaléidoscope. Le travail des architectes répond au désir de la Fondation de poser un regard contemporain sur l’œuvre de Van Gogh, la lumière est le maitre mot, le fil directeur du travail réalisé par l’agence afin de rendre hommage aux sensations ressenties par le peintre lors de son passage dans la ville méridionale.



Une piste cyclable phosphorescente aux Pays-Bas

Alors qu’il avait pu attirer l’œil des plus chanceux d’entre nous sur certains pans d’autoroutes, le travail du designer néérlandais Daan Roosegaarde peut aujourd’hui être admiré à Nuenen aux pays-bas. Il s’agit d’une piste cyclable phosphorescente. Celle-ci s’illumine, une fois la nuit tombée, d’une incandescence verte et bleue. L’effet est obtenu par la disposition de LED aux abords de la piste, alimentées par des panneaux solaires situés à proximité. L’intérêt est d’apporter un éclairage supplémentaire afin de guider au mieux les cyclistes. Mais au delà de l’aspect purement pratique, l’on retient surtout sa vocation esthétique : Daan Roosegaarde s’est inspiré de Vincent Van Gogh et de sa célèbre « nuit étoilée » peinte à la fin du XIX lorsqu’il était lui-même résident de Nuenen. Ainsi, l’on obtient un éclairage doux, innovant et coloré détenant l’avantage d’être autosuffisant donc écologique.

De quoi ajouter de la poésie à vos ballades.



Kartell fête ses quinze ans de design transparent

La marque italienne Kartell est connue pour être spécialisée dans la production de meubles design en matière plastique. En 2014, Kartell fête ses 15 ans design transparent. Retour sur cette success story. 

 

Il y a 15 ans Philippe Starck dessinait La Marie pour le compte de Claudio Luti, fondateur de Kartell. Le succès de la chaise a permis au polycarbonate d’investir le monde du design et, pour la marque, de se trouver une ligne directrice : faire du plastique une matière noble capable de redessiner le paysage domestique 2.0, de faire correspondre qualité et transparence.

 

L’histoire commence par un défit technologique : adapter le matériau complexe et fragile qu’est ce polymère à des fins d’ameublement et d’esthétisme. Le procédé novateur est celui d’une injection à un seul moule capable de surmonter les caractéristiques du matériau et le faire couler sur toute la surface avant qu’il ne se solidifie et provoque des ruptures.

Partant de cette maîtrise et en faisant appel aux plus grands designers, Kartell s’est rendue célèbre grâce à de nombreux « incontournables » du design tels que la série « GHOST » - la célèbre chaise LOUIS GHOST-, la chaise MR IMPOSSIBLE, la table basse SPARKLE ou encore la lampe BOURGIE.

Forte de quinze années d’expérimentation de la texturisation, d’innovation, de recherche de nouveaux effets tactiles, visuels et esthétiques, la marque de design a su accomplir une nouvelle prouesse technologique afin de fêter dignement l’art de la transparence. Celle-ci se nomme UNCLE JACK et prend la forme d’un divan d’ 1,90 m de largeur, 95 cm de hauteur, soit près de 30 kg pour la plus grande pièce jamais réalisée en polycarbonate transparent dans un seul moule à injection.

On ne peut qu’espérer pour Kartell de continuer de vivre sa belle épopée dans le monde de l’ameublement, de nous surprendre, encore et toujours.

 



Prix national de la construction en bois 2014

Comme chaque année depuis 2012 les interprofessions régionales et le CNDB décerne le prix de la meilleure réalisation en bois. Cette année, parmi les différents lauréats, l'on peut saluer la prestation du cabinet d'architecture A+Architecture.


Les architectes d'A+Architecture (Philippe Bonon, Philippe Cervantes, Gilles Gal) ont conçu un monument dans le parc du Domaine D’O, une zone verte à vocation culturelle au cœur de la ville de Montpellier. Il s'agit d'un complexe qui accueille une salle de théâtre et un restaurant, situé dans la pinède verdoyante du Domaine, une œuvre d'architecture contemporaine par sa forme, mais qui s'inspire de l'image du masque historique d'Arlequin. Jugée exemplaire en raison de son attention envers la soutenabilité, elle est réalisée à 90% en matériaux recyclables et sa structure est formée de panneaux de bois multicouche certifié PEFC (Programme Européen des Forêts Certifiées).

Les choix qui ont été effectués lors de ce projet entrent dans la volonté de réduire l'impact du bâtiment sur l'environnement en diminuant de moitié les consommations par rapport à un édifice normal, selon les données relevées par les concepteurs, ce qui lui a valu l’étiquette de Bâtiment Basse Consommation(BBC). Signalons, pour n'en citer qu'une, la décision de n'installer sur la scène que des lumières à LED. La décomposition en plusieurs parties présente également l'avantage de permettre dans le futur un démantèlement rapide et efficace.Enfin, pour minimiser l’impact du chantier sur le site du Domaine d’O, les architectes se sont fixé comme objectif qu'il ne s'écoule pas plus d'un an entre la conception du projet et sa réalisation.




Suivi du chantier de rénovation des Docks à Marseille

La rénovation des Docks de Marseille, une fois achevée, accueillera le public à partir du moi de Mai 2015. Ce lieu exceptionnel de part son passé et son architecture, témoins de l'histoire industrielle et ferroviaire marseillaise, se transformera en un centre commercial atypique. 


Détails d'architecture

L'architecte Alfonso Femia, de l'agence 5+1AA a travaillé différents procédés et matériaux tels la pierre, la céramique, la végétalisation, la transparence et la lumière afin de de faire des futures boutiques un prolongement naturel des espaces de circulation. 

Afin de préserver ce lieux insolite et conserver une cohérence dans le projet, chaque commerce devra respecter une charte architecturale stricte : chaque vitrine devra être agencée de façon à conserver une importante luminosité. 

 

L'avancée des travaux

On estime que 60% des gros oeuvres ont été réalisés à l'été 2014 alors que les travaux de décoration ne viennent que de débuter. 

Les locataires pourront prendre possession des lieux à partir du début de l'année 2015 et disposeront ensuite de 4 à 5 mois pour aménager leurs boutiques, en prenant soin de respecter la charte architecturale imposée à tous les commerçants.

 

Rendez-vous en Mai 2015 !